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Notre Dame de Dusenbach



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Le pèlerinage de Notre-Dame de Dusenbach est situé entre Ribeauvillé et Sainte-Marie-aux-Mines. A deux kilomètres de Ribeauvillé, on pénètre, à droite, dans une vallée latérale bordée de rochers. Au fond de ce vallon solitaire, on découvre Notre-Dame de Dusenbach. Le nom vient du petit torrent qui longe les édifices. La fondation du pèlerinage est l’œuvre des seigneurs de Ribeaupierre, anciens maîtres des châteaux dont les ruines dominent la contrée. L'origine du pèlerinage remonte à l'époque des croisades. Daniel Rops dans son livre: «L'église de la Cathédrale et de la Croisade» p. 96, cite Notre-Dame de Dusenbach avec d'autres pèlerinages de France, comme but des pèlerins au pays de Sainte-Odile, au début du treizième siècle. Favorisé par l'âge et la situation locale, Dusenbach aurait pu être un joyau d'art religieux du temps des croisades. L'histoire en a décidé autrement. Trois destructions, intervenant à des époques d'apogée, ont ruiné et ravagé le pèlerinage. Ce qu'on voit aujourd'hui, l'image de la Vierge exceptée, a été reconstruit une quatrième fois à la fin du XIXème siècle, d'après les plans primitifs.

Issus de la même souche que les comtes d'Urslingen en Souabe, les seigneurs de Ribeaupierre arrivèrent en Alsace au onzième siècle, comme feudataires des évêques de Bâle. Unis à la famille des comtes de Pfalz-Birkenfeld par alliance matrimoniale en 1673, Louis XIV légua le Comté de Ribeaupierre à ces derniers qui en gardèrent la suzeraineté jusqu'à la Révolution Française. Maximilian Joseph de Pfalz-Zweibrücken-Birkenfeld, roi de Bavière en 1799, fut le dernier comte de Ribeaupierre. Les seigneurs de Ribeaupierre étaient les protecteurs des ménétriers et des jongleurs d'Alsace. Ils leur donnèrent comme patronne Notre-Dame de Dusenbach. Chaque année le jour de la Nativité de la Vierge, la confrérie des ménétriers tenait ses assises sous le haut patronage du comte de Ribeaupierre en fonction.
Les plus connus de ces seigneurs sont Egelolphe, le fondateur du pèlerinage, Anselme le Téméraire, qui avec Walter Roesselmann a participé à l'insurrection de la Ville de Colmar contre l'empereur Adolphe de Nassau (1291-1298), Maximin l appelé Smassmann, (cf. Sittler; Un seigneur alsacien de la fin du. Moyen-Age, Maximin ou Smassmann l de Ribeaupierre 1398-1451) et enfin Maximin II qui a transformé le pèlerinage en le consacrant à la Passion du Christ et à Notre-Dame de la Pitié.

Ribeauvillé. Ribeauvillé est mentionné pour la première fois en l'année 758 sous te nom de Ratbaldovillare. Au début de la féodalité la localité appartient au Saint Empire. En 1162 elle passe définitivement en la possession des Evêques de Bâle, qui la donnent en fief faux seigneurs de Ribeaupierre. La ville reste sous la dépendance de ces derniers jusqu'à la Révolution Française.
Devenue ville libre vers 1290, Ribeauvillé fut entourée d'une enceinte fortifiée. Grâce aux faveurs accordées à ses seigneurs la ville obtient le droit de frapper sa monnaie. C'est également à ses seigneurs que la ville doit, de ne pas avoir été molestée par les Armagnacs en 1444 et par les Suédois en 1632. Sa qualité de fief des Evêques de Bâle valut à la ville de n'avoir pas été forcée d'adopter la religion protestante malgré le passage à la Réforme de ses seigneurs. Ribeauvillé et son château reçurent en septembre 1673 la visite du roi Louis XlV et, en 1725, celle du roi de Pologne Stanislas Leszczynski.



En 1221 Egelolphe de Ribeaupierre revient de la croisade et rapporte une statuette de la Vierge. Il porte cette image à l'ermite de la vallée du Dusenbach. Pour remercier Dieu de sa protection, il fait construire sur le rocher avancé une chapelle en l'honneur de la Vierge. Dusenbach favorisé par son cadre naturel, devient dès lors un centre de pèlerinage recherché. En raison de l'affluence des pèlerins les neveux d'Egelolphe, Ulric II et Henri l construisent, vers 1260, une deuxième chapelle à côté de la première. Elle se composait de deux édifices s'ouvrant l'un sur l'autre. Vers la fin du XIIIème siècle, Anselme le Téméraire ajouta une troisième chapelle. Participant à l'insurrection de la Ville de Colmar contre l'empereur Adolphe de Nassau, il tombe entre les mains de l'ennemi à la prise de la ville en 1293. Enfermé dans la prison du château d'Achalm en Souabe, il fut libéré le 2 février 1297. Attribuant sa libération à la Vierge, il fait construire un troisième sanctuaire à Dusenbach.
Telle est l'origine des trois premières chapelles de Dusenbach, confirmée par les annales de la maison de Ribeaupierre.
Un siècle à peine après leur construction, les chapelles de Dusenbach subissent une première dévastation. Après le traité de Brétigny en 1360, les Anglais licencient les troupes à leur solde. Pour subsister ces soldats forment les «Grandes Compagnies» et ravagent toutes les régions sur leur passage. Dusenbach aussi fut pillé et détruit. Selon les annales de la maison de Ribeaupierre, il parait que ces dévastations furent immédiatement réparées par les deux frères Brunon l et Ulric Vll de Ribeaupierre.

Vers la fin du XVème siècle le pèlerinage de Dusenbach subit une modification profonde. De retour d'un pèlerinage en Terre-Sainte en 1484, Maximin II de Ribeaupierre veut perpétuer, d'une manière expressive, ses souvenirs des Lieux-Saints. Il décide de reproduire à Dusenbach les principales scènes de la passion du Christ.
Une première station au pied du rocher sur lequel se trouvent les chapelles, représente le Sauveur à genoux, consolé par un ange, à quelques pas de là, les apôtres s'abandonnent au sommeil.
Au sommet du rocher, tout près des chapelles, se trouvait une tour de construction bizarre. Maximin lui donne le nom de tour de la captivité. Elle rappelle le soi-disant cachot dans lequel le Christ avait attendu les préparatifs de son crucifiement.
Une troisième station représente le crucifiement. Elle est complétée par une série de stations, en pierre sculptée, placées sur la route de Ribeauvillé à Dusenbach.
La chapelle d'Ulric et de Henri est transformée en chapelle du Saint-Sépulcre. Maximin y fait sculpter l'image du Sauveur au tombeau. La chapelle érigée par Anselme devient chapelle du Tombeau de Notre-Dame. Dans la chapelle fondée par Egelolphe une Pietà remplace la première image de la Vierge.
Ainsi transformé, le pèlerinage de Dusenbach fut consacré au culte de la Vierge douloureuse et de la passion de Notre-Seigneur. Les figures du groupe de l'Agonie du Seigneur sont conservées dans le cimetière des prêtres, en face de l'église paroissiale de Ribeauvillé. Le Christ au tombeau se trouve dans une niche à l'intérieur de la même église. Au bord de l'ancien chemin des pèlerins on trouve des vestiges des premières stations.
Selon un document de 1886 il semble que ces stations ou chapelles, ne représentent pas la « Via Dolorosa » de Jérusalem ou le Chemin de Croix avec les quatorze stations que nous connaissons. En 1493 existait déjà une Chapelle dédiée à Sainte Catherine. En 1785 on cite, bordant le chemin, les chapelles suivantes : Une chapelle de l'Ascension, une chapelle des Douleurs avec une image miraculeuse, une chapelle des Apôtres, une deuxième chapelle du Saint-Sépulcre, une chapelle de la Prison du Christ avec Judas.

II existait au Moyen Age beaucoup de baladins, de jongleurs et de ménétriers qui après les croisades parcouraient toute l'Europe. Leur comportement ainsi que le mauvais renom dont ils jouissaient faisaient d'eux une catégorie de gens méprisée par le peuple, et excommuniée par l'Eglise à cause de leur mœurs dévergondées. En Alsace beaucoup d'honnêtes ménestrels voulaient se dégager de cette situation avilissante. Ils formèrent une association, sorte de corporation de ménétriers d'Alsace, qu 'ils placèrent sous le haut patronage des châtelains de Ribeaupierre. Ceux-ci acceptèrent leur offre et le titre de roi des ménétriers devint héréditaire dans leur famille jusqu'à la révolution. Aux termes des statuts, donnés le 16 mars 1606 à- la confrérie des musiciens par Eberhard de Ribeaupierre, chaque membre de la corporation devait porter dans l'exercice public de son art, une médaille d'argent à l'effigie de la Mère de Dieu. Toute infraction aux règles de l'association était punie d'une amende en argent ou en cire au profit du sanctuaire de Dusenbach. Les musiciens devaient se rendre, le jour de la fête de leur confrérie, le 8 Septembre, à Ribeauvillé et assister à une messe dite au pèlerinage. Ils étaient également tenus de sanctifier toutes les fêtes de leur Protectrice en se confessant, en communiant et en faisant l'aumône.
La Révolution supprima la confrérie des ménétriers. En 1954 la «Fédération d'Alsace de chant et de musique sacrée» fit revivre l'ancienne tradition. Elle choisit Notre-Dame de Dusenbach comme patronne. Chaque année, le premier dimanche de septembre, fête des ménétriers à Ribeauvillé, la fédération fait son pèlerinage officiel.



Deuxième destruction 1632A l'époque de la Réforme les seigneurs de Ribeaupierre passèrent au protestantisme. La ville de Ribeauvillé dans sa grande majorité resta fidèle au catholicisme. Dusenbach survécut, sans grandes difficultés, la première phase de la Réforme, privé uniquement de la protection des châtelains. En 1632 cependant les Suédois du général Horn pénétrèrent en Alsace et ravagèrent le pays. Leur haine sacrilège s'exerça tout spécialement dans les églises consacrées à la Vierge. Ainsi Ribeauvillé résidence des comtes protestants fut épargnée. Dusenbach comme à l'époque des guerres anglaises fut dévasté, pillé et incendié.
A l'approche des troupes suédoises la statue de Notre-Dame fut secrètement enlevée et cachée dans le creux d'un rocher. Pour plusieurs années le pèlerinage restait en ruines. Les événements et le manque de ressources ne permettaient pas de songer à une reconstruction. Aussi Dusenbach, dévasté, restait-il abandonné durant près d'un quart de siècle.
En 1656 la statue de la Vierge fut retrouvée. Ce fut le point de départ d'une nouvelle reconstruction. La dame qui avait retrouvé l'image miraculeuse consacra tous ses biens à la restauration des chapelles.
Les évêques de Bâle autorisèrent le rétablissement du culte et les pèlerins reprirent en foule le chemin du vallon de Dusenbach. Aux bâtiments et monuments restaurés on ajouta, en 1656, une maison d'habitation, destinée au logement des gardiens des chapelles.
En 1670, on construisit une église qui se trouvait a l'emplacement de l'église actuelle. Elle fut érigée sous le vocable du Saint-Esprit et ornée de belles statues de Saint Michel et de Saint Raphaël.
A partir du XVIIème siècle, Dusenbach fut incontestablement le pèlerinage de la Vierge, le plus renommé en Alsace. Les visiteurs y affluaient chaque jour. Les religieux augustins de Ribeauvillé y célébraient quotidiennement la messe et y administraient les sacrements. Les paroisses voisines s'y rendaient chaque année processionnellement. D'innombrables ex-voto recouvraient les murs, attestant et la confiance des fidèles et la puissance de la Mère de Dieu. Dusenbach garda cette place privilégiée dans la dévotion populaire jusqu'à sa destruction en 1794.

Au début de la révolution la vénération des fidèles et les démarches de la municipalité de Ribeauvillé semblaient pouvoir éviter la destruction de Dusenbach. Mais l'hostilité du Directoire départemental contre les fondations du genre de Dusenbach, ne put être entamé. On procédait par étapes. L'expulsion des augustins de Ribeauvillé privait le pèlerinage du culte. Un prêtre intrus remplaça le clergé paroissial réfractaire. En 1791, un arrêté du Directoire du département ferma les chapelles sous prétexte que les habitants de Ribeauvillé s'y rendaient plutôt qu'à l'église paroissiale.
En 1792 les chapelles ainsi que leurs propriétés, furent vendues comme biens nationaux. Cette vente n'amena pas directement leur démolition. Le 19 avril 1793 le Directoire ordonna la destruction des chapelles dans l'espace de huit jours. La municipalité différa l'exécution de cet ordre. La statue de Notre-Dame fut cependant transportée à l'église paroissiale. En 1794 les injonctions du Directoire devinrent si impératives qu'il fallut enfin obéir. Le 25 mars de cette année Dusenbach fut démoli avec l'aide de la Garde Nationale de Sélestat. La maison d'habitation des gardiens et la grande Eglise, à l'exception d'une partie du portail, furent entièrement rasées. Les chapelles dont les murs du Xlllème siècle s'avéraient trop solides, échappèrent, sauf les voûtes et quelques pans de mur, à la destruction. Les statues du groupe «Jardins des oliviers» et celle du Christ dans le tombeau furent également sauvées. Pendant la destruction de nombreux fidèles qui par leur présence voulaient protester contre le sacrilège, récitaient, à haute voix, la prière séculaire à Notre-Dame de Dusenbach.

Sous le deuxième Empire les ruines du Dusenbach ainsi que celles des trois châteaux furent classées parmi les monuments historiques. Les ruines du Dusenbach attiraient les touristes et les promeneurs. Cependant, les dimanches et jours de fêtes, c'étaient des pèlerins en grand nombre qui se rassemblèrent près du sanctuaire dévasté. Un pèlerin assidu fut le Dr Kehrein, prêtre allemand expulsé par le Kulturkampf de son pays natal. Il avait trouvé hospitalité à Ribeauvillé et se documenta sur les faits et méfaits de la Révolution à Ribeauvillé et dans les environs. Sous le pseudonyme, Dr Juvenalis Montanus, il publia un ouvrage intitulé ; La terreur en Alsace. A la lecture de ce livre Mgr Fritzen évêque de Strasbourg (1891-1919) pensa à la restauration de Dusenbach. Lors d'un passage à Ribeauvillé, il visita les ruines. Il fut tellement enchanté du site de Dusenbach, qu'il fit entamer aussitôt des négociations pour l'achat de l'emplacement des chapelles. En avril 1893 l’Evêché de Strasbourg devenait propriétaire des ruines de Dusenbach. L'acte d'achat comportait quatre clauses:
  1. Dusenbach devient propriété de l'évêché, doit toujours le rester et doit toujours rester pèlerinage,
  2. La restauration doit être entreprise dans les délais les plus brefs, encore durant l'année 1893.
  3. Les catholiques doivent toujours avoir droit d'accès au pèlerinage.
  4. Les chapelles doivent être reconstruites selon le plan primitif, comme elles étaient lors de la destruction.
L'exécution des travaux fut confiée à l'architecte Winckler de Colmar. Monsieur le chanoine Raess, curé de Ribeauvillé, fut chargé de trouver les fonds nécessaires à la construction. Le 15 mai 1894 Mgr. Fritzen, dans une lettre pastorale, annonça pour le 10 juin de la même année, la réouverture du pèlerinage, la translation de la statue de la Vierge et la bénédiction des chapelles de Dusenbach.
Après sa construction en 1220, la surveillance du pèlerinage fut confiée à deux frères. Les prêtres n'y logeaient que rarement et pour peu de temps, comme le mentionne le règlement établi pour les Frères Hans Kirsener et Hans en 1503. Ils habitaient en ville et montaient à Notre-Dame pour les offices aux jours et heures fixes. Durant leur présence à Ribeauvillé les Pères Augustins assuraient régulièrement le ministère.
Après la troisième restauration en 1894 le clergé de Ribeauvillé se chargea du ministère. Pour mieux subvenir aux nécessités des pèlerins Mgr Fritzen et le Recteur Raess confièrent le ministère et l'administration de Notre-Dame de Dusenbach aux Pères Capucins qui depuis le 3 Avril 1904 sont établis à Dusenbach.
A ce propos il est intéressant de relever que les capucins assuraient déjà avant la Révolution, temporairement, le ministère à Dusenbach. Une relation de l'Evêque de Bâle, présentée à Rome le 26. 10. 1684, mentionne l'activité apostolique des Pères Capucins à Dusenbach pour les jours de fête.


Aujourd'hui

Le pèlerinage actuel.

Quatre chemins conduisent de la route Ribeauvillé - Sainte-Marie-aux-Mines, à Dusenbach. Une route forestière qui contourne le pèlerinage
(Chemin Sarassin ).
Au fond de la vallée, l'ancien chemin des pèlerins qui longe le torrent, passant à côté des ruines du premier chemin de Croix. Lorsqu'on sort du creux de ce ravin, on aperçoit à l'orée du bois le surplomb majestueux de la chapelle.  Entre les deux, à mi-hauteur, un raidillon, l'actuel chemin de Croix, construit sur les ordres du chanoine Raess. A l'instigation de la confrérie « Maria Raydt » un quatrième chemin fut tracé. Il quitte la route nationale à la sortie de Ribeauvillé, à droite, et conduit le pèlerin à travers vignes et forêts vers le sanctuaire.
Arrivé aux bâtiments, on accède par des escaliers à la petite esplanade, dominée par la Croix de la douzième Station. A droite se trouve la grande Eglise, à gauche, l'ensemble des édifices, couvent, chapelles latérales et chapelle de la Vierge. Un narthex relie les chapelles latérales à la chapelle de la Vierge,
La chapelle de la Vierge a été reconstruite sur les fondements de la chapelle d'Egelolphe,
en 1894, d'après les plans primitifs.
Les vitraux représentent dans leur moitié inférieure, les Sept Douleurs de la Vierge, dans la partie supérieure, les saints d'Alsace, et en médaillon, les ruines des trois châteaux, les blasons d'Alsace, de Ribeauvillé et de Bâle, enfin au-dessus de l'autel, le pèlerinage en 1664. Sur le côté droit, des peintures murales ( 1938) de l'artiste Talenti, retracent l'histoire mouvementée du pèlerinage: la fondation, l'hommage des ménétriers à la Vierge, la destruction par les Suédois, la translation de l'image miraculeuse en 1894, le peuple reconnaissant pour la protection de la Vierge durant la guerre 1914—1918.
vitrail4.JPG (11090 octets)vitrail3.JPG (9084 octets)vitrail2.JPG (9285 octets)vitrail.JPG (10421 octets)
vitrail9.JPG (69442 octets)L'autel a été sculpté dans les ateliers Klem de Colmar.
Les chapelles latérales. La première est, comme au XVème siècle, chapelle du Saint-Sépulcre. Le Christ dans le tombeau est un don fait au pèlerinage en 1905. La statue date du Moyen-Age. - La deuxième chapelle sert actuellement comme chapelle des confessions. Les vitraux des deux chapelles retracent la vie de la Sainte Vierge: l'Enfance, l'Annonciation, la Sainte Famille à Nazareth, la mort et l'Assomption de la Vierge. - L'entrée du couvent et des chapelles ainsi que le campanile ont été aménagés d'après les plans de l'architecte Joseph Muller de Colmar en 1959 et 1963.
vitrail8.JPG (42463 octets)La grande église. Construite à la demande du chanoine Raess pour les grandes manifestations du pèlerinage, elle fut ouverte au culte en 1903. Elle est de style néo-gothique. Les reliefs des autels latéraux sont l'œuvre du jeune artiste alsacien Schaeffer de Huttenheim. Le relief de droite représente la mort de Saint-Joseph, celui de gauche, l'Apparition de l'Enfant Jésus à Saint-Antoine de Padoue.
Le chemin de Croix. Le chemin de Croix actuel fut érigé par les soins du chanoine Raess, Les reliefs ont été fournis par la maison Meyer de Munich. Chaque année durant le carême, les pèlerins se réunissent les dimanches en grand nombre, pour participer aux exercices du Chemin de Croix.
vitrail7.JPG (43406 octets)Ex-Voto. Les nombreux Ex-Voto, plaques de marbre à l'entrée de la chapelle, ou petits tableaux, représentant les faits miraculeux, au fond de la grande église, sont le témoignage de la reconnaissance des pèlerins, pour les grâces, guérisons et protections attribuées à l'intercession de Notre-Dame de Dusenbach.
La statue de la Sainte-Vierge. Au début du Xlllème siècle, Egelolphe ramena de la croisade une statue de la Vierge. Selon certaines affirmations c'était une icône orientale. D'autres situent son origine en Lorraine.
vitrail6.JPG (41355 octets)En 1475 on mentionne deux statues de la Vierge à Dusenbach, dont une portait une couronne. A la fin du XVème siècle on ne parle plus que de la statue vénérée actuellement au pèlerinage. C'est une statue en bois polychrome, haute de 53 centimètres. Marie est en position assise, sur ses genoux elle tient le corps inanimé du Christ descendu de la Croix. Les pieds croisés du Seigneur ainsi que sa main droite tombent à terre. Son bras gauche est posé sur celui de la Vierge.
L'œuvre est remarquable par l'élégance du travail, la belle expression du visage et la finition des mains de la Vierge. Elle est attribuée à un sculpteur de Ribeauvillé, mentionné dans les archives de la ville, en 1498, sous le nom de Laurent, artiste sculpteur, et désigné dans les actes sous le titre d'honorable maître.
En ce qui concerne la première image on ne sait rien de précis. Pour le moment on doit se limiter aux conjectures.